Accueil
OOPS. Your Flash player is missing or outdated.Click here to update your player so you can see this content.
Historique de la structure

Bachir Kerroumi, économiste à la Mairie de Paris et chercheur associé au Conservatoire National des Arts et Métiers, est membre fondateur de Savoir et Compétence et en a même été son premier président. Il est aujourd’hui administrateur de l’association. Acteur et témoin de sa création en 1990 et de son évolution, Bachir Kerroumi retrace l’histoire de l’association dont la philosophie a été, dès le départ, fondée sur l’innovation sociale et économique.

En 1990, alors que le type de prise en charge des personnes handicapées est bien souvent abordée d’un point de vue exclusivement médico-social, ce sont principalement de grosses associations qui offrent à ce public des prestations, qui ont certes fait leurs preuves mais qui restent relativement classiques. D’autre part, ces structures, de par leurs statuts, leurs financements, leurs autorités de tutelle … se trouvent limitées pour expérimenter et lancer de nouvelles actions.

Face à ce manque de souplesse et de dynamique que nécessite l’innovation, un petit groupe de personnes décide alors de créer une structure alternative basée sur une approche plus sociale et économique du handicap et sur des méthodes de recherche et de développement de projets.

Savoir et Compétence voit ainsi le jour à Paris et outre les études qu’elle mène avec des partenaires locaux, elle développe un premier projet d’entreprise d’insertion, au Lavandou, dans le département du Var. Cette entreprise intervient ainsi dans la maintenance électronique des bateaux de plaisance, marché alors en pleine expansion dans la région, et forme ses salariés, reconnus travailleurs handicapés, à ce domaine spécifique. Après trois premières embauches et un développement de l’activité vers l’entretien des espaces verts, la structure périclite par manque de soutiens institutionnels.

Parallèlement, d’autres projets voient le jour à Paris : une entreprise d’insertion dans le second œuvre, petites réparations et agencement de bâtiments, une entreprise d’insertion dans la restauration ... Savoir et Compétence réunit les partenaires, récolte les fonds et portent les projets parisiens pendant plusieurs années. Elle étend aussi son activité à l’est de la France alors que l’activité parisienne diminue avec le temps.

Ainsi le projet européen Héraclès se met en place en 1993 en Alsace et réunit de nombreux partenaires autour d’un objectif commun : la sortie des personnes handicapées du milieu protégé (CAT) vers le milieu ordinaire. Des bilans de compétence et des stages d’immersion sont mis en place avec les salariés, une sensibilisation des chefs d’atelier est effectuée, des formations sont organisées selon les besoins de chacun. Ce projet qui dure trois ans permettra à 300 personnes d’être évaluées et à 52 de trouver du travail en milieu ordinaire.

Les acteurs locaux comme la DDASS , la DDTEFP, le patronat … et une mentalité probablement plus emprunt de solidarité qu’ailleurs, permettent ainsi aux actions de Savoir et Compétence de se pérenniser à Strasbourg et de poursuivre son action dans la continuité du projet Héraclès.
Le conseil d’administration de Savoir et Compétence décide alors en 2000 de transférer le siège de l’association et l’ensemble de ses activités de Paris à Strasbourg.
Savoir et Compétence continue ainsi de se développer en Alsace pour arriver aujourd’hui à plus de 20 salariés permanents et quelques 1000 bénéficiaires accueillis par an. L’association continue à se structurer autour de sa culture d’origine:

La recherche et le développement de projets innovants. En ce sens, Savoir et Compétence est resté fidèle à cette appellation d’association alternative voulue au départ puisqu’en 2004, plus de 15% du budget de l’association est consacré à l’ingénierie de projet et permet de nourrir, d’améliorer et de faire progresser les activités de l’association mais aussi de créer et soutenir de nouvelles actions.
Pour Bachir Kerroumi, Savoir et Compétence a su éviter l’écueil d’un développement en structure centralisée, figée dans ses activités et a su conserver sa spécificité : être une pépinière de projets. Et même si l’esprit d’innovation sociale et économique n’est pas complètement normalisée dans la culture française et qu’il est parfois difficile d’exiger sans cesse de ses collaborateurs d’être en mouvement et de se remettre en cause de manière permanente, ancrer une organisation stable et solide tout en conservant son esprit innovant est un défi à relever au quotidien pour Savoir et Compétence.

 
< Précédent